Le collège

Conseil d'administration
Commissions
Statuts
Adhérents
Adhésion

Les formations

Agenda national
Agenda régional
Cas cliniques
Cas radiologiques
Les protocoles

Actualités

Les news
Alertes sanitaires
Les textes (décrets...)
Grandes manifestations

Les liens

Urgences et SAMU
Sociétés savantes
Collèges de médecine
Organismes
Références universitaires

Webmasters

Contacter webmasters

Votre site 

Envoyez nous vos dossiers...





Le RDV du collège

A voir en page "agenda régional"



Les pathologies circonstancielles

Retour index pathologies circonstancielles
PC01
  • Homme de 80 ans, morsure de vipère au pied,  avec grade 2 : réaction « anaphyllactoïde » initiale rapidement jugulée par un aérosol d’adrénaline, 500 ml de macromolécule et un bolus de corticoïde.
    Le patient est surveillé à l’UHCD, sans traitement.
    Il reconnaît une consommation alcoolique de type « buveur excessif ».
    Il développe progressivement un œdème extensif du membre inférieur mordu avec suffusions hémorragiques sous-cutanées (photo : remarquer les 2 marques punctiformes de crochets), et qui remontent jusqu’à mi-cuisse, associé à une thrombopénie à 30 000.
    Vous voyez pour la première fois ce patient après plus de 48 h d’évolution.
    (B.Michielini)

    Que faites-vous ? (une seule réponse possible) :

    A - Vous transfusez des 
    plaquettes                                           
    B - Vous refaites des corticoïdes pour stimuler la thrombocytopoïèse
    C - Vous injectez du 
    Viperfav                                            
    D - Vous demandez une écho abdo pour rechercher une hypertension portale     
    E - Vous demandez un test de Coombs plaquettaire et recherchez une hémolyse  
    F – Vous mettez le patient sous héparine (objectif TCA patient X 2,5 témoin)      


    Réponse

    C : l’immunothérapie antivenimeuse (Viperfav®) – après avis favorable du Centre Antipoison- s’est avérée efficace sur la thrombopénie (normalisation totale en 12 jours) ainsi que sur les lésions dermatologiques (disparition totale en 2 semaines).
    Message : l’immunothérapie spécifique est le traitement étiologique des envenimations vipérines grades 2 et 3 ; elle peut (et doit) être entreprise précocement ; elle reste efficace même après 48 h (et plus) d’évolution comme ce cas l’illustre.
     La transfusion de plaquettes est sans intérêt (mécanisme de consommation…) de même que la corticothérapie (origine périphérique et non centrale).
    L’hypertension portale supposée n’est pas ici le mécanisme de la thrombopénie.
    L’hémolyse est rarissime dans cette situation ; le test de Coombs plaquettaire aurait peut-être un intérêt théorique mais son résultat ne changerait rien à la thérapeutique, même s’il était obtenu en urgence.
    Les venins de serpents européens ne donnent pas de CIVD (sauf si défaillance multi-viscérale) ; l’héparinothérapie n’est donc pas indiquée.
vipere